Festival Ciné droit libre - Koudougou a son ciné-club

samedi, 20 juin 2015 09:41 Écrit par  Publié dans Festival Lu 596 fois
L’un des moments forts de la cérémonie a été les échanges sur le film « Bien mal acquis profite toujours » de Magalie Serre(micro) L’un des moments forts de la cérémonie a été les échanges sur le film « Bien mal acquis profite toujours » de Magalie Serre(micro)

L’Association Semfilms a élargi son réseau à Koudougou (province du Boulkiemdé). Elle y a installé un nouveau ciné-club pour promouvoir les droits humains et la liberté d’expression à travers l’image.

Au Burkina Faso, Koudougou figure parmi les villes qui refusent de se taire lorsqu’il y a des violations de droits humains et de la liberté d’expression. Cette vertu va se consolider à travers un ciné-club mis en place par l’Association Semfilms. C’était le samedi 30 mai 2015 sur le plateau de la direction régionale des Sports et des Loisirs.

Au cours de la cérémonie, les invités ont visionné quatre reportages relatifs à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a fait plusieurs morts. Une minute de silence a d’ailleurs été observée à leur mémoire. Un hommage réitéré par un slameur, Valian. Heureux de l’installation officielle du ciné-club dans “la cité du cavalier rouge“, Dimanche Yaméogo, le président dudit club, a traduit sa reconnaissance à Semfilms.

Le coordonnateur général du festival Ciné droit libre, Abdoulaye Diallo, a encouragé le nouveau club dans la difficile promotion des droits humains et de la liberté d’expression. Il a également conseillé l’intégrité aux participants tout en les exhortant à lutter pour la paix et la justice sociale qui étaient des valeurs promues par le journaliste assassiné Norbert Zongo.

Des mots suivis de débats après la projection de « Bien mal acquis profite toujours », un film de Magalie Serre qui avait à ses côtés, Dr Rasablaga Ouédraogo. Les deux invités de Semfilms ont su répondre à diverses préoccupations relatives ,entre autres, au rôle de la francafrique dans le pillage de richesses par les dirigeants africains, au rôle de la société civile dans la gestion des deniers publics, aux liens entre les crimes économiques et les crimes de sang au Burkina Faso, à l’immobilité des syndicats et mouvements de la société civile dans la saisie et l’ouverture d’enquêtes indépendantes après la chute du régime Compaoré.

Source: outii.net

 

Dernière modification le dimanche, 26 février 2017 14:22

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